Ses parents le regardaient
Quoi de plus beau que d'avoir un enfant !
L'enfant jouait avec ses soldats de bois
Il les manipulait,
Ne sachant ce qu'ils représentaient
Au dehors,
Il faisait froid,
Dedans,
Il faisait chaud
quoi de plus beau qu'un foyer bien chaud
Et pourtant
L'enfant jouait
Inconscient de sa bêtise,
inconscient du malheur
Qui pouvait éclater
Et pourtant ce malheur a éclaté
Devant la fenêtre
L'enfant,
Les parents
Des milliers de gens
tous regardant défiler
Ces soldats de bois
Qui se sont transformés
En hommes inconscients
De leur devoir
Ce devoir envers
Cette patrie
Cette patrie
D'hommes de bois
